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Créer des salles de classe non violentes : des outils pour favoriser la santé physique, mentale et émotionnelle

Il est utile que les membres du personnel enseignant et du milieu éducatif développent et donnent l’exemple de compétences et de convictions qui favorisent la santé physique, mentale et émotionnelle, et qu’elles et ils guident les élèves à faire de même.

La promotion de cette approche est un outil précieux de prévention de la violence pour assurer la sécurité des élèves et du personnel. Les étapes suivantes fournissent une méthode structurée pour identifier, évaluer et réguler les émotions afin d’améliorer l’empathie, la clarté, la coopération et le bien-être.

  1. Nommer et accepter l’émotion

    Accepter la réalité et nos émotions. Définissez ce que vous ressentez, ou ce que ressent l’élève, de manière calme et non conflictuelle – tristesse, angoisse, frustration, colère, peur, déception, honte, ainsi de suite. N’oubliez pas que ce qu’une personne ressent n’équivaut pas forcément aux faits, mais que les sentiments CONSTITUENT néanmoins des informations importantes.

    Nous pouvons nous sentir dépassés par le rythme du changement dans le monde, dans la société et dans le secteur de l’éducation. Travaillons à trouver un équilibre entre la protection de notre espace personnel et de nos limites, d’une part, et le souci du bien-être des élèves qui nous sont confiés.

  2. Mesurer l’intensité

    Évaluez l’intensité de l’émotion ou de l’état mental sur une échelle de 0 à 10 :

    • 0 à 3 : légère
    • 4 à 6 : modérée
    • 7 à 10 : forte

    Cela peut aider à déterminer le type et le degré d’urgence de la réponse.

    Remarquez les comportements qui s’intensifient :

    • Toute aggravation de votre comportement ou de celui de vos élèves constitue une information importante.
    • L’aggravation d’un comportement peut inclure les remises en question, les disputes, le refus d’obéir, la défiance ou la confrontation, ainsi que des signes d’agressivité.

    Évitez de discuter ou de raisonner avec une ou un élève qui montre des signes d’aggravation.

  3. Identifier les déclencheurs

    Posez la question : « Qu’est-ce qui a provoqué ce sentiment? »

    • Exemples : réseaux sociaux, actualités, lecture ou écoute d’informations difficiles, conflit avec des pairs, sentiment d’insécurité, souvenir, manque de sommeil, faim, fatigue, sentiment de déconnexion, ainsi de suite.
    • Soyez au courant des déclencheurs potentiels, des stratégies de désescalade (voir Désescalade : le choix des mots) et des procédures d’urgence pour les élèves ayant des antécédents de comportements violents.
    • Si vous faites partie du personnel suppléant, demandez s’il existe des plans de sécurité pour certains élèves.
  4. Identifier les besoins

    Déterminez ce dont vous ou vos élèves avez besoin à ce moment précis pour vous sentir soutenus et en sécurité.

    Exemples : rassurance, sentiment de sécurité, confiance en soi, compréhension, espace calme, temps d’arrêt, possibilité de parler à quelqu’un, besoin de boire de l’eau.

  5. Reconnaître les ressources internes (points forts)

    Identifiez les forces ou les compétences personnelles qui peuvent être utilisées pour gérer l’émotion ou l’état mental.

    Exemples : conscience de soi, conscience de la situation, résolution de problèmes, maîtrise de soi, régulation, patience, empathie, courage ou capacité de réflexion.

  6. Reconnaître les ressources externes (soutien)

    Identifiez les stratégies ou les soutiens externes que vous pouvez utiliser pour réguler l’état émotionnel ou mental (le vôtre ou celui de votre élève). Pour votre bien-être personnel, vous pouvez envisager de recourir à l’une ou plusieurs des options suivantes, une fois votre journée de travail terminée :

    • Parlez à une personne de confiance ou appelez-la.
    • Pratiquez la respiration consciente ou profonde : inspirez pendant cinq secondes, expirez pendant cinq secondes, répétez jusqu’à ce que vous vous sentiez de nouveau calme.
    • Tenez un journal, lisez, écrivez, dessinez, faites un projet d’art, écoutez de la musique.
    • Visionnez un film ou une vidéo humoristique.
    • Pensez à un souvenir agréable.
    • Faites une sieste réparatrice (par exemple, 20 minutes) ou mangez (nourriture, eau, et ainsi de suite).
    • Bougez (faites une promenade, des étirements, de l’exercice).
    • Ces stratégies peuvent également être utiles à vos élèves.
  7. Choisir et utiliser une ressource

    Tout comme les consignes de sécurité dans les avions qui recommandent de mettre son propre masque à oxygène avant celui de son enfant, il est important que les membres du personnel enseignant s’occupent de leurs propres besoins avant de s’occuper efficacement de ceux des élèves.

    Choisissez une ressource interne et une ressource externe pour réguler immédiatement vos propres émotions. Exemple : faites preuve de patience (ressource interne) et respirez profondément (ressource externe) pour vous calmer avant de répondre à l’élève.

    Lorsque la situation est calme, pensez à élaborer avec vos élèves une liste de stratégies qu’elles et ils pourront mettre en pratique. Si une solution ne fonctionne pas, encouragez-les à en essayer une autre!

« Nous pouvons faire preuve de plus de compassion et de respect envers les élèves ET leur demander de rendre des comptes en fonction de leur niveau de compréhension à cet âge ou dans cette situation. »
« Utilisez les conséquences naturelles plutôt que de dire “tu ne peux pas aller en récréation” – elles et ils ont besoin de bouger! »
Il est impératif que nous connaissions et respections toutes et tous les politiques, protocoles et procédures de l’école et du conseil scolaire concernant le comportement des élèves et les interactions entre les élèves et le personnel enseignant.